Le 23 Juillet dernier, la Nacion (oui c'est bon, je m'y suis mise... poco a poco) titrait: Subas en mas de 100 productos. Je me dis tout de suite: je dois m'être trompée de numéro, celui que j'ai doit dater d'il y a quelques mois, avant que les prix n'atteignent le sommet qu'on connait aujourd'hui...
Mais non, après vérification, c'est bien le 23 Juillet 2012. Comment est-il possible que les prix augmentent encore plus? Aujourd'hui, je vis à Buenos Aires exactement comme je vivais à Strasbourg: même loyer (j'ai des goûts de luxe, mais bon il faut pas exagérer) et même budget nourriture. Pour un étudiant international, il faut se faire à l'idée, et puis ça va. Mais comment font les Argentins? Une question qui reste sans réponse.
| Tract distribué dans la rue |
A ce sujet, je dois avouer que la pauvreté est vraiment plus frappante ici qu'ailleurs. Il me semble que certaines personnes qui sont à la rue soient vraiment "des citoyens lambda", si je puis dire, des personnes qui sont certainement allées à l'école mais qui n'ont pas tenu dans un contexte économique difficile. Les marques de cette pauvreté sont également plus fortes, parfois choquantes, comme l'autre jour où tout au long de mon trajet dans Palermo (l'un des meilleurs quartiers de la ville), un sans-abris vêtu d'un pantalon fait de sacs poubelles courait de poubelle en poubelle. Un homme l'aborde pour lui donner un billet. Il l'insulte. Hijo de Puta. Vivre ici pendant un an va m'en faire voir trop, beaucoup trop !
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