jeudi 23 août 2012

Micro - Colectivo

El colectivo argentino n'a rien à envier au car africain! Petite immersion à Buenos Aires. Si tu as de la chance d'avoir trouvé ta parada (ton arrêt) en moins d'une demi-heure, tu peux t'estimer heureux. Il m'a personnellement fallu deux semaines pour comprendre que la parada du 93 était "momentanément" située entre deux arbres bien précis de ma rue. 
Etape n°2: Faire la queue. Les Argentins ne rigolent vraiment pas avec ça et ceux qui comme moi ont l'habitude de faire les cent pas quand il s'agit d'attendre doivent apprendre à tenir en place.
Etape n°3: Attendre. Longtemps.
Etape n°4: Si tu n'as pas lâché une seconde la route des yeux, tu finiras peut-être par voir ton colectivo. C'est le moment crucial où tu dois lever le bras, voire faire des signes au chauffeur pour qu'il daigne s'arrêter. Si tu manques cette étape, le chauffeur, satisfait, trace sa route. Et toi tu pleures. 
Etape n°5: Féliciations, tu es dans ton colectivo. Tu as maintenant 1.20 peso en moins sur ta carte de transport. S'il est entre 8.30h et 20.30h, paye ton trajet et attend debout. Il n'y a pas de place, les gens veulent tous aller au fond (je comprends pas pourquoi), te bousculent, te collent. Quand le chauffeur freine, tourne, ou même roule tout droit, tu tombes. Et si tu as le malheur d'être devant la porte, tu stresses tous les gens qui veulent descendre. 
En bref, le colectivo, c'est le Tiers-Monde, ça roule trop vite, ça fait du bruit, ça dépasse toutes les voitures et même ses autres camarades colectivos. Et toi, tu galères, tu te dis que tu devrais prendre le Subte (métro) mais que ça coute 2 pesos et que t'es vraiment fauché. 


Ahora, quieres viajar? El Micro reste ton meilleur ami
Moyen de transport le plus utilisé pour les voyages nationaux et internationaux. Voilà comment nous nous tapons 17 heures de Micro la semaine dernière pour aller à Iguazu. Mais bonne nouvelle, ceux-ci sont différents! Il y a des cama (fauteuils-lits) pour quelques pesos de plus, une télé et de la nourriture plus ou moins mangeable. Ou oublierait presque qu'on est en Argentine. Sauf que le chauffeur, lui, ne l'oublie pas! Il trace sa route vite, voire très vite, qu'il pleuve qu'il vente ou qu'il neige. Si tu es devant, tu as une vue magnifique et tu te sens dans Indiana Jones à Walt Disney pendant 17 heures. Au final, le micro para viajar c'est aussi se retrouver à attendre une heure sur un parking en plein milieu du trajet car on change de chauffeur. Et quand le chauffeur, en retard, arrive enfin en voiture avec sa femme, c'est la vida tranquila. Et hop que je dise au revoir à ma smallah, que je mette ma petite tenue en face du car, que je fasse un bisou à ma petite femme... 
Tu vois ça en plein milieu de la nuit et tu te dis: je n'arriverai jamais en cours à 9 heures demain matin. 
Mais la prof s'en fout tellement!! 

En fait, l'Argentine, c'est la vida tranquila pour toi aussi. 

 


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